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église, tout palais, éveille une vision d’art en
L harmonie avec le doux et sérieux paysage. te 4
Non, pas plus que par l’originalité de son his-
toire, ce n’est par la surémin·ente valeur de ses monu­ W Q l
ments et de ses oeuvres d’art que Louvain a mérité * g l
de s’identiher au point que nous avons dit avec ii W
l’àme de la Belgique. Son trésor vraiment unique est .
un trésor intellectuel, sa grandeur une grandeur T
toute spirituelle : c’est par son Univ-ersité que Lou- .
vain a fait communier l’àme belge avec la civili- i_ A
sationo eatholique et latine; c’est la ce qui rendait q
cette ville particulièrement sacrée; ·c’est la, osons le
dire très haut, ce_qui l’a désignée a la haine profa­
natrice des Allemands. V '
_ =x<*=x= 'i
Il y avait quelque quarante ans que, par suite de
l’exode de ses tisserands, Louvain avait commencé I
de déchoir, lorsque le duc de Brabant, jean IV, con-
gut, ou plutót se laissa suggérer l’idée qui devait li
irégénérer la ville en transposant son ordre de gran- H
deur. C’était en 1425. I.
g _Iusqu’alors, nul centre de hautes études ne s’était l _
‘ formé parmi les principautés belges; ceux de leurs l
fils qui voulaient participer à la culture générale x
allaient, suivant leurs affinités, la demander, qui à
­ Paris, qui à Cologne. Ainsi étaient depuis longtemps ‘
et pour longtemps tirés en sens inverse ces malheu~
reux Etats qu·e le partage de l’Empire· carolingien, .
les arrachant à la Gaule romaine et franque, en deça ¤
de la barrière des Alpes et du Rhin, avait laissés R ,
comme une proie toujours disputée entre »l’Em·p1re el
le royaume de France. . ä
Singulier moment que celui qu’avait choisi jean IV , l
pour ériger une Université? Ces temps, - combien
plus tragiques encore que ceux ou nous vivons! ~­ "
un hls des Pays-Bas devenui Français, Huysmans, `
les a, ~-«~ avec la truculencc d’cxpressions dont il a
I souvent abusé, mais qui cette fois convenait, ­-­ dé-
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