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· 2° Une raison d’histoire. Un édilice communal ou
religieux dont les niches statuaires sont vides est un j l
livre dont les pages sont blanches. Mettre une statue, i i
c’est tracer une lettre. C’est avec ces lettres­là que il
l’histoire s’écrit. >> c
Et, comme l’avait souhaité Victor Hugo, l’histoire ‘ ­
de Louvain et celle de la Belgique s’écrivent en trois 4
rangées de statues toutes neuves que supportent les i
1_ vieilles consoles en haut relief, dont les sujets, tirés
de l’ancien et du nouveau Testament, sont traités ,
avec la simplicité, voir la crudité du Moyen àge, g
même inclinant vers sa fin. 4
· Au centre de la grande place, dont l’Hótel de V
Ville marque un point extrême, se développe, sur ;
une longueur d’une centaine de mètres, la croix la-
, tine de Saint-Pierre, l’imposante collégiale. Rebàtie li
d’un trait entre 1425 et 1497, elle est une, pure et de ;
belles proportions, un peu lourde du dehors, parce
` que la Hèche qui surmontait la tour de sa façade s’est `
écroulée. Mais, au dedans, le jubé, formé de trois In
‘ arcades soutenues par six colonnes, semble un sou- 4
rire de l’art, tant il est gracieux et délicat. La table Z
de communion, chef-d’oeuvre de Papenhoven ,au dé- L g
but du XVIIIB siècle, est formée de groupes d’anges Z
se jouant au milieu des fleurs, des feuilles et des ï ”
fruits. La cbaire, très élevée, iixe la curiosité du visi­ 1
teur, si elle ne satisfait que médiocrement son goüt; ­
_ elle représente un rocher couronné d’arbres, au pied _ `
; duquel on voit saint Pierre reniant le Christ et Saul ·
renversé de son cheval. Lorsqu’en 1909 les fêtes jubi- X ·
laires de l’Université furent célébrées à Louvain, une V
grandiose cérémonie groupa dans cette église, autour ’
1 du Cardinal Mercier, évêques, prélats, hauts digni- 7 Q
Q taires de l’Eglise, représentants des Académies et ‘
des Universités du monde entier - les Allemands · f
y étaient, - notre regard charméi put s’arrêter encore
, sur la grille du cboeur, sur le lustre exécuté au mar- 4
i V teau par jean Massys, sur le haut tabernacle en
pierre, Za mczis01z du Saim‘-Sacrcmerzz', placé au cóté
droit de l’autel, sur d’excellents tableaux de Stucr­
1 l