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En tous cas, elle n’en.tre pas clans la pleine lumière ä
ayant la seconde moitié du IX° siècle. Les Normands le
§ sy étaient établis en grand nombre, sous la protec- · CC
tion d’une formiclable ligne de retranchements, dou- fl
blée de palissacles. Les tranchées déjà ! Ils y demeu­ Ci
rèrent sept an·s, ce qui est d’un fort mauvais exem- 5 fe
ple; mais, en 891, l’Empereur Arnoulf prit le ferme (
parti d’en débarrasser le pays; il en tua, dit la chro­ gc
nique, de 80 à 100,000 - ce qui est d’un meilleur la
exemple, ­- au point que leurs cadavres, arrêtant le m
cours de la Dyle, la forcèrent à s’épanclre dan·s les 5 i
marais voisins. Peu à peu, le camp clevint ville, mai- l pl
sons et rues se bàtissant successivement cinq siècles 3,
fi durant. Cent ans après la défaite des Normancls, ` d,
,‘ 1 Lambert le Guerroyeur, seigneur de Bruxelles, pri·t A
nu le titre de Comte de Louvain et y transporta sa rési­ "
o dence. En 1106, Geoclefröid le Barbu, sixième comt-e
_ obtint de l’Emp·ereur Henri V la dignité de Duc de { gl
Basse-Lorraine, et devint la souche des ducs de Bra- g J
bant. De ce chef, Louvain prit une nouvelle impor- E gr
l tance, mais l’assassinat d’Henri I°" dégouta ses suc- P1
{1 cesseurs du chateau ou il avait trouvé la mort et ils . ie
{ reprirent le chemin de Bruxelles que, sans cet acci­ l ag
‘ dent, Louvain eüt peut-être supplanté à jamais. Du l VL
moins devint-elle une libre et populeuse commune, I m‘
clouée d’une charte depuis le milieu du XIB siècle, et ·I __
gouvernée par des bourgmestres dès l’an 1219. De · 1 V1-
riches industries, draps, cuirs, armes de guerre, s’y j PC
ëtahlirent, et peu s’en fallut que la cité brabangonne i HU
ne rivalisàt avec les puissantes cités Hamandes : elle E al-
;ï compta cent mille et, s’il faut en croire quelques au- ; P?
teurs, deux cent mille habitants. Mais ses clestinées g Ch
tournèrcnt hélas! comme celles de la plupart des ¥ CH,
jg- grandes villes industrielles et marchandes du Moyen l ml
áge, qu’il s’agisse de celles des Flandres, ou d’Allema- ‘ qu
Q_ gne, ou d’ltalie : de sauvages guerres civiles mirent aux Cel
prises artisans, bourgeois et patriotes; maintes fois, E be-
les ducs de Brabant intervinrent les armes à la main; i la
au XIV" siècle, les gens de métier obtinrent une part ` de
· dans la magistrature de la cité, mais, insatiables dans · C6
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