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1 . ` -`-H`_m`_"~
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le passage que M. Paul Clemen a plus specialement
developpe.
Si dans cette terrible guerre, des oeuvrcs dlart ont été ou C
clcvront encore être iclétruites, il n’est pas d’Allcmand qui
ne le deplore. Mais autant nous prétendons ne lc cédcr à *1
personne en ee qui concerne Pamour de Part, autant nous
äpniiäcsl décidés Z1 nic pas, aclictcr au (priï d`une défaitc alle-
. un o st consei·v·a·ion t unc oeuvre ar .V
C’est cc que, d’après l’avcu de M. Clcmcn lui-
même, beaucoup d’allemands ont traduit, faisant, ‘
dit-il, une interpretation abusive d’unc parole celè- Q
bre : In falschsr Amwcmlzmg eines Klassischwz
Zimis. << ll n’est pas de cathedrale, si belle soit-elle, "igi
qui vaille les os d’un grenadier pomeranien. >>
Puisque c’est pour sauver les os precieux des gre-
. nadiers pomeraniens que l’on aurait bombarde les i`
ï` cathedrales, il faut prouver que ces cathédrales mena-­
MG, çaient la vie desdits grenadiers pomeraniens, et c’est ,
à. cela que tend l’effort de M. Paul Clemen. Pour ’ä~
ll~,:ä_ arriver à cette démonstration, il n’a qu’un moyen,
.;»,Q’Qp{5 c’est d’affirmer que nos cathedrales etaient devenues i
des forteresses et que, par consequent, c’est nous,
i=«’ `· après les Belges, nous, les méchants Francais, qui gg
avons mis ces pauvres innocents petits Allemands
dans la nécessité de bombarder nos eglises. Très sub-
sidiairement, comme on dit, je crois, au Palais, il
ajoute : << Après tout, nous n’avons pas fait grand
mal. >> Et enfin, encore subsidiairement, il dit : << Et
après tout, quand même nous aurions fait grand mal, ig
nous ne serions pas les seuls qui aurions tiré sur les
cathedrales. Voyez Michel-Ange : cst­ce qu’en pla-
gant une batterie à San Miniato al Monte, pendant le
siege de Florence, il n’a pas risque de faire born-
barder la charmante petite eglise?
Autant qu’un simple Wvelche est en droit de faire
la legon a un érudit allemand, je me permettrai de
dire à M. Paul Clemen qu’il connait mal ou qu’il
‘ escamote ses tcxtes, car Vasari nous donne les details i
les plus circonstancies sur les precautioiis inünics que i
V