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l ‘ · avait, si l’on peut dire, fait ses preuves devant l’Eu- ï
2 W rope chrétienne, et, de là, de ce seuil royal, il s’était L I
l E 0 avec une singulière rapidité répandu en France et, i i (
J par delà les frontières, dans toute l’F.urope du Nord. t
§ ; Les architectes francais allaient bientót être appelés i (
Q , en Angleterre, en Suede, en Hongrie, comme en Alle- E ,
magne ; les orclres religieux, les cisterciens surtout, § J
fils de saint Bernard, allaient l’exporter à mesure l 1
qu’ils essaimaient au loin. Et quand s’élèveront en X
Allemagne, par exemple à Wimpfen, de grandes '
églises construites d’après la méthode nouvelle , _' ‘
§§ << opera fmncigerzo >>, ce sera d’abord sous la direc- ‘· F
tion d’un architecte venu ex partibzzs fmzzciae, villa i, ·ê '
gi parisievzsin. Et je sais bien qu’un critique d’Outre- l
Rhin a accompagné ce texte très clair de cette glose A s I
§ imprévue : << Ce devait être un Allemand qui avait i. ‘
j § voyagé en France >>, mais tout de même, scripia ma- ` 4 S 4
i nen! ! , ‘
_ L’arcl1itecte de Reims, jean d’Orbais, un de ces W1 '
humbles hommes de génie comme les corporations de g ,1*,, '
_ nos maçons et tailleurs de pierre en comptaient alors ;
pi F par douzaines, mit à prolit, dans la conception et le - fig ‘
g commencement d’eXécution du plan admirable que ly"
l ses continuateurs devaient mener à terme, toutes les S ä
; tentatives, toute l’expérience de ses prédécesseurs. ,
Z, Noyon, Senlis, Laon, Paris, étaient sinon complète-
g ment achevés, du moins très avancés. S’inspirant assez _ g {
l directement des deux abbatiales d’Orbais, sa ville l l
Q natale, et de Saint-Rémi de Reims, supprimant les 'P
i· profondes tribunes qui, dans l’église du sacre, au- i Q"'
Z raient pourtant été si utiles à loger la foule des spec- . ¤
E ’ tateurs, mais qui gênaient l’essor de l,éCllllC€, contra- ` I
f riaient cette force ascensionnelle, cet instinct essen- ,
i tiel d’aspiration et d’élan qui était dans la logique ä
§ c profonde de ses principes et de son organisme, il ‘ J
i F commenca par le chevet, en 1212, la basilique nou- ` 1
velle dont je vous montre ici le développement méri- _
­ . dional, contemplé du cóté de la place Royale (1). ‘
p (1) Des projections commentées par le conférencier illus·
Y; j traient toute la suite de la conference. ;
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