HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 58

JPEG (Deze pagina), 1.01 MB

TIFF (Deze pagina), 7.81 MB

PDF (Volledig document), 69.89 MB

.;.:.2. E__ L; . je V. Y.Qf· ,7 M., ._
­ ss ­
P1 la suite de simples coups de feux tires au moment voulu et suivis de
pressants appels : EJ /7/z`/md _/1` ,w2óz`/ ,·1//0/1 .’ ·
lia, ‘ On connaït Vhistorique des insurreetions de la Grande Kabylie, ,
du djebel .~ur€‘s. du lrlodna, des Nfokrani, des Boumezrag, de Toug-
l lt gourth, etc. ‘ .
‘ La derniere insurreetion indigene en Algerie ne date" que d`une
W O dizaine d`annees; ee fut un simple musulman du nom de Jacoub qui
donna l`alarme au village llargueritte et, au bout de quelq_ues heures,
(`l€S I'l'1illi€l'S de H1LlS.lllT1Z;lllS Vii'll'Cl'lt le I`€‘lOlI']Cll`€`l)()lll" lT13SS£lCl'€I` des Cl3I`lS
qui administraient abusivement la region insurgee.
. (`elle toute recente des Tunisiens de Tala, est un signe qui prouve
qu`au nord de l`Afrique, le regime administratif des I)1ïUtCCtO1`ätS_~ et »
, celui des possessions conquises marohent de pair dans la voie des
,32 i intrigues. , . . ‘
Wu, Au Maroc, enfin, les choses ne vont pas autrement et les nom-
l)I‘@LS€S /Ui/)’lZ.§` (lllf êlS5Zlill(:‘llt CH CS ,lDOl'D(iDlI ïïlêlllê les l)OSlI€5 fïêlllçäfä
l ;­ de tous les votes, expliquent que le Djihad est d`une application per-
l· l petuelle dans notre pays, Or, au front de France l`action turque n`exerce
pas un contact direct, et les Allcmands --~ pas plus que les Turcs,
,l d`ailleurs - ne veulent avoir recours aux procedes dont il est parle
plus haut, qui peuvent determiner activementf la guerre sainte dans
les rangs indigenes de ce front, pour laisser leurs propres forces faire
face auèr even-ements. ` '
ier Malgrel le loyalisme des combattants indigènes, les autorites fran- f
’ çaises n`ont pas manque cependant de prendre de multiples precautions
9 fï au front de France, ou du moins si le gouvernement a` donne quelques , lj ·
instructions a la suite de la `rupture des relations. franco-turques, nos
ll cadres ont intcrprété la consigne sur un autre ton.
fbi lp Les lignes indigenes ont ete fortement parsemees de_Zouaves qui
,; vinrent faire table à part avec nos cadres dans les emplois recreatifs,
I, p<)Lll' lZ`LlSS€I' la p€iI]€ el << C65 g€DS qui Ollt la PCHLI ClLl1‘(‘) >>. Cllêlqllê COI11­· th
li mandant de compagnie de tirailleurs s`etait entoure d’u`n petit etat-major
px] compose d`agents, anciens professionnels de la sïirete en Algerie, pour
l`informer - nos cadres ne parlant pas arabe -l sur ce qui se dit entre
musulmans. On evitait de parler de details << serieux >> en presence des
_ otficiers et autres grades indigeunes, et encore moins de les consulter ·
sur les choses d`un caractère arabe. Nos cadres savent tout et n`ad­
nïettent pas des observations indigenes, même quand elles sont utiles.
`,Yf;,` On insultait cependant à haute voix et en notre presence ces <<maudits i
ii! Turcs>> qui nous auraient fait tant de mal sous leur domination! Un _
l ordre du jour, emanant d`un general de la 38* division, se terminait
l par ces insultes : << Maudits soient les Turcs>>. · ·
I
I

l s » _·
¤> . i · i er s s . ’ ‘ " i ~ s..,‘. ,-t.:;,= ·>ï.-:,
" ‘ ^` «; ,,?·è ,a,,··a , ,~ ·ü .w~' ” ·· ï .ï· i'i‘ " O i' "”`”f” `iii