HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 56

JPEG (Deze pagina), 1.04 MB

TIFF (Deze pagina), 7.81 MB

PDF (Volledig document), 69.89 MB

L " F V ,; ‘,·- ` · __ r y_j_ , · _ _` _J’;·ir····· ·r·ï~· .::·;‘·r.ueer';r·:s~j=ï.«<r·j<`ix»:rw.-ag,«««»­­·m~r ·~«~=· ··¢·~`ïï;A,·­»sïr­­­­?iw, __
s l g n i C q _; _
uw
_ ­ 54 ­
ls « i
)t Elle voulait abattre l`Empire Ottoman qui la gene dans les questions
~ islamiques et qui est un exemple <<fàclieux>> pour nous qui sommes
sous le joug. Les theories de ceux qui travaillent à la désunion entre
till E Turcs et Arabes ne nous détourneront pas de nos sentiments à Végard ­
‘¥;;äj de nos frères de lOrient, au contraire. Le jour ou l’amour-propre des
Arabes arrivera à un certain degré d’exaspération, on verra ou la
tempête ira [rapper. Nous souffrons, nous autres Algériens, de ne pas
if pouvoir seulement répondre aux attaques de ceux qui mènent cette '
violente campagne ou ils nous représentent tantót une Turquie à
{C Vagonie, tantót la Fin d`un empire gërzzzmi alors que les Turcs, eux, se
paient le luxe de détruire à coups de canon les meilleurs unités de nos
t dominateurs ! La répercussion de revers vieut toujours dans notre pays
frapper les faibles, ceux qui ont le tort d‘avoir une parenté et une
il l liaison religieuse avec les alliés de l`Allemagne. ·
La France ne laisse passer d`ailleurs aucune occasion pour
calomnier, par des procédés indignes, la plus haute signiücation de
I l l`[slam. Pendant la dernière guerre des Balkans, la presse d’Algérie -
ïl et notarnment un certain organe de Constantine que dirigeait un
,2 intrépide artilleur ­-­ nous servait quotidiennement d’extravagants
, g ” articles imprimés en gros caractéres pour nous annoncer par acomptes
” in successifs Veffondrernent de l`Empire Ottoman et, à sa suite, celui de
dl! tout le prestige du monde musulman. ­
Dans la rue, au café, partout ion nous rèpétait que des canons et ,
mitrailleuses de provenance française, faisaient dans les rangs serbes
;; d`excellents essais contre les Turcs, et que les maisons les plus respec-
gi tables de Stamboul allaient devenir des comptoirs de débauche. r
é Nous baissions lionteusement l tête. Le ton des journaux français
B et les commentaires publics nous brisaient le coeur dans nos sentiments
li IQ de musulmans.
ii Une femme arabe de Constantine - dont mon respect taira le
nom ici ­­­ et qui sait le français, dut, à la suite de cette violente F
Fi campagne, sortir de son lzezrem pour interpeller certains musulmans `
dans la rue et leur crier comme une folie que le sang arabe avait
ligäi, cessé de circuler dans nos veines depuis que nous supportions de pareils ‘
‘»_‘ outrages.
ël Par quoi un simple sujet musulman algérien aurait­il pu riposter
uit é 5, aux attaques de certains spécialistes qui nous mêlaient intentionnellernent
dans la bave de leur infecte besogne? _ _
Croiser le fer ou pointer un revolver en face deux?
lt << On ne se bat pas avec un indigène >>, disent­ils. Lorsque un
P) musulman de Bougie - un ancien sous­oftïcier de tirailleurs -­- crut
i devoir user de sa qualité de vïazfzzmzlzlvé fmznççzzlï pour appliquef, un
i oil
i Z
Fil
l
i
e « N i s n i < · i J i;,i t i.ir ë ’'¥=; ‘£2·iQï‘ *ï -‘’‘
i ·· .~­ -­». s ;~ ` ‘i‘‘ i "