HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 52

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les autres paysans qui etaient éparpillés dans cette region toute proche A
‘ de la ligne de feu, manifestèrent à différentes reprises un méconten- j
.l .l l tement trop visible it l`ègard des troupes françaises. Ces habitants ne T
gi voulaient pas accéder à certaines réquisitions des autorités et quelques- L
uns sont alles même jusqu‘à interdire aux militaires les puits privés. A
,1 Une femme a dit un jour à un brigadier d`artillerie qui conduisait des
‘, 7 chevaux a un abreuvoir prive : << Nous preferons être sous la domination A
’ allemande que d‘être sous les mains de gros libcrtins. >>
Des rebuffades de ce genre se Brent entendre un peu partout, et
des indices d’intelligence avec l’ennemi de la part des habitants ne A
E tardèrent pas à se montrer. L'artillerie ennernie frappait nos rassem­
ii ‘ blements avec une precision étonnante; des obus entraicnt par la
fenêtre dans le poste de commandement de Saint­Leger. Il faut aiouter
fil; X ii celà que la plupart des demeures civiles qui se trouvaient pourtant YZ
gj à bonne portée des canons allemands, etaient epargnees. Il n`y avait _
_, pas de doute : plusieurs milliers de Français << preferaient être sous la T
,,3 { iäi domination allemande plutót que de subir les vexations de gros
li libertins>>. Les autorites militaires tïrent surveiller les habitants, et
T AQ un jour, un tirailleur poste en sentinelle a proximite de la riviere G6 l`‘`
l`Oise, à un point qui marquait la ligne de demarcation du front,
arrêta six civils français montes Adans une barque au moment ou ils
cherchaient a regagner'leAterr1to1reAfrança1s par le fleuve, a Ala faveur Z;
,,,4; de la nuit. Les civils etcuent du village de Saint-Léger, cest­a-dire
," è ïl d‘un village qui n'était pas envahi et ils expliquèrent aux autorites
li. françaises qu’ils etaient alles au front adverse pour y vendre du lait
" W A· aux Allemands. Les suites de l`euquete decouvrirent cependant d’autres
lr compromissions auxquelles les premiers citoyens de la region eux-mêmes
n’étaient pas étrangers. Les << marchands de lait >> furent fusilles au
village même de Saint-Léger. La population entiere de ce village et
.,, leg`; des bourgs voisins fut chassee ensuite, séance tenante, sans qu’on lui
donnát le temps de prendre seulement quelques menus objets de `
voyage.
Les Zouaves purent se livrer, a la suite de_ ce scandale, à un `*
saccagement en règle dans les demeures de ceux qui preféraient être
Q; sous la domination allemande. A leur exemple, les tirailleurs ne ,
resterent pas inactifs, et bientöt meubles, literie, linges, articles de gi
toilette, ustensiles de cuisine, instruments de musique, etc., etc.,
vinrent apporter un certain confort dans les trancbees et changer un E.
.,)ä'Q;fj=3' peu avec le regime de la boue. _ i
Le commandement, à tort ou à raison, laissa faire et ce n`est que tl
sur Vintervention d’un depute de la region qui protesta contre cette r_
‘i << razzia >>, qu`on reprocha aux tirailleurs d’avoir à eux seuls opere au je
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