HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 43

JPEG (Deze pagina), 976.01 KB

TIFF (Deze pagina), 7.76 MB

PDF (Volledig document), 69.89 MB

t r Q i v ·
.‘ '3" `
- 41 -
5 est ; certain nombre d`autres sergents, de caporaux et de simples soldats ;,»
jgjgns formant ensemble un etat­major en regie pour regner en maitres sur .
1u a les Nfrzs.
taire Dans le brouhaha des preparatifs, quelques tetes parmi les nou- _.
`d€U1` veaux cadres reconnurent et l`0n cntendit deja quelques gentils
S les propos ; tt C'est toi .~hmed Tu te conduis bien depuis ?...~> Dans ce D-
COM- langage de caserne, le nouveau venu voulait dire : <<C`est encore moi
blies. qui reviens; je te connaissais et tu me connais...~>. Ce sont là des
·nera avertissements de quelques souvenirs tributaires qui surgiront bientot .
P de la­bas, au front, dans une irritation querelleuse, sous forme de discipline _
I/7.5 fl passive.
Him Des notre debarquement en France, nous surprimes dans quelques
Ieuêz oonversations des chuchottements malveillants à l’adresse de ceux de
VOUS nos coreligionnaires qui nous ont precedes au front. On disait : << les
allez tirailleurs reculent devant l’artillerie lourde allemande>>. Ces bruits
M sourds se máchaient surtout dans la bouche de toute une agence de
belle reservistes français d’Algerie devenus medecins dans les corps d`Afrique
mc/z. qu`on avait diriges en France, ou attaches au service des etats­majors,
upes personnages fort connus du reste par la situation politique qu'ils
i de g occupaient en Algerie. Ceux-la avaient naturellement interêt a debla-
ance terer contre ia valeur des troupes inoligenes pour forccr lu nota des
soldats­elect»eurs français d'Algerie, et un certain docteur de Constantine
se distinguaitparticulierement dans l'envoi de multiples telegrammes
pour apprendre aux electeurs que les zouaves se battaient comme Q.;
des lions. ~
Nous connaissons les zouaves pour avoir combattu cote à. cote
mc`? avec eux, et nous ne contestons nullement leur merite au feu, si ce
LES n`est qu`ils ont accepte l`odieuse besogne de nous surveiller. Nous
Pour reconnaissons aussi que, dans une guerre en Europe, Vliuropeen pos-
JOBS sede un patrimoine d’entrainement avantageux sur le soldat indigene qui
n’est point dans sa nature. C'est à cet avantage que des gens de man-
Tail- vaise foi ont attribue une superiorite morale manifeste des zouaves jij
ümê sur les tirailleurs. Et le bruit de la reculade des tirailleurs devant la
S€uï' grosse artillerie ennemie se transportait d`une tranchee ft l`autre, de
Mits bouche en bouche. Nos chefs - deja si peu commodes -­- eurent ii
*¤flS· subir encore l`influence de quelques grar bomzwfs de la reserve, en
Ibm cours de route en France, et se trouverent animes d'une irascibilite
intense contre les oomhattants musulmans. Ils perdirent totalement le
Bl de leur experience. Ils ne se rendirent pas compte qu`ils allaient
pour conduire leurs hommes dans un pays qui n'est pas l`Afrique et devant
leur un ennemi dont les indigènes 11`avaient jamais eu l`occasion depuis 1870
de connaitre la moindre des couleurs. _
.·i=
·i `
gl 5,*
ïii ‘ W
­ _ ‘ i.‘.
­~,;-~, -­,,;,·,.,,»­-*r~···H ná D T D V ·.e=,s.....,..i.L.,~.a.a :;.ï;··..T..·=.:.z:`r.1.:.:ïï;:::;:r: 5;;;:4 ïïj