HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 33

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caezszlgvze des mzczczzs est vite communiquee: << avec les zms, il faut f
avoir une main de fer l >> l
ël _[’ai mentionne, entre mille exemples, deux laits authentiques qui j
‘ se sont produits dans deux detachements différents de tirailleurs alge-
5 riens. i
g Dans le premier cas, il s`agit de l`inHuence qu`exercent les ïriuzrx 1
t . . . · · i ­ ­ . . . 1
gj wmzrzzsscurs, qui sont toujours portes a lorce r le>prit drs attributions
reglementaires des grades europeens et, par consequent, a aggraver
ff intentionnellement les fautes que peuvent commettre les militaires
f` indigènes.
ïï l.e second cas rappelle la cassation, par esprit vindicatil`, d`un
5 caporal indigene qui s`etait permis de s`adresser quelques mois avant
,- sa liberation ei M. le depute Alliin Roset, atln d'ol>tenir un emploi {Q
comme gendarme indigene.
Les voici :
jl . » ­ . . . . _` . . , 3
.j Premier cas. -- Ln jour, un tirailleur indigene faisant partie dun Y;
jj detachement stationne devant le petit village de l{h... (departement
de Constantine), penetra dans une houtique tenue par un européen ‘·,
un ltalien >our faire iuelt ues achats. A la suite d`un desaccord sur-
. t l l
*5j venu entre le marchand et le tirailleur, une discussion s`élcva et prit
i.l‘ bientot la tournure d`un pugilat entre les deux hommes. Au cours de 9
s la dispute ou des coups ont ete échanges de part et d`autre, le tirail­ I
j j leur reçut des blessures assez se~neus<~s a la face, tandis que l`ltalien
F; n`eut qu`une egratignure a une oreille.
Le capitaine commandant le detachement ­- un officier nouvelle~
ment venu de France ­­ informe de cette rixe par la police, ouvrit xl
r,. A ï=ç
une enquete. gg
Apres avoir examine a fond, en presence des pcrturbateurs et
éf temoins, les motifs du con‘Hit, Vofiïcier conclut ~­ non sans avoir reproche
ai Si l`ltalien d`avoir maltraite un tirailleur au service de la France ­-
qu`il infligeait une punition de liuit jours de prison :`t ce tirailleur, mais
qu`il se voyait, d`autre part, dans Vobligation de eonsigner au detache-
ment Vétablissement de l`Italien - lc capitaine était en même temps l
commandant d`armes - Jendant le même la Js de tem s.
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jij? jusqu`ici la justice avait eu la conscience nette. La tirailleur a
eommis une faute et il a ete puni. Les militaires indigènes ne deman- _
dent pas a être clorlottes; ils demandent que les reglements militaires E
leur soient appliques Et la lettre, pas autre chose. lfltalien a vu son
magasin consigne aux militaires de la petite garnison pendant huit
A jours; c`etait encore une mesure excellente, ear personne - même =
l`Italien - n'aurait probablement trouvé ii redire si, par une malen- dj;
er contreuse idee le ca itaine n’avait was cru devoir ecrire a un z·2'ezz,r
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