HomeLes soldats musulmans au service de la FrancePagina 23

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5 Je ne me hasarderai pas ici a traiter la question de la conscription;
c`est Li mes coreligionnaires d`rlgerie plus outilles qu`il appartient de
l lui donner la solution qu'elle merite. je me borncrai seulement a dire,
i en connaissanee de cause, comment elle est pratiquee actuellement dans
jl les corps indigènes.
On sait que les colons - comme toujours - ont eu le dessus.
la lfimpót du sang a ete impose aux musulmans sans avantages. Le
gouvernement, néanmoins, a decide dc donner aux nouvelles recrues "
j l ll_· des primes en argent que beaucoup d`elles refusent. Les capitaines des
j compagnies et des escadrons les obligent it les accepter de lacon que
E les eadres français instructeurs -­ auxquels je reserve un chapitre
, special plus lo,in ~--- puissent dirc dans leurs detractions coutumi<`~res;
j ` tt 'ous êtes payes, bandes de coehons! >>
Les cochons ne lont pas partie de Valimentation de Vindigene et de Q
, plus ils ne se laissent pas abattre facilement. Il aurait mieux lallu `
. dire < bandes de moutons! >> j
* Personnellement, je eonsidere la conscription comme une mesure ,
’ de 2’0l01z¢‘:z1/zh! _/brcc', La passion qu`avait autrelois l`A1‘abe d`aller a la
' easerne pour avoir un fusil et du baroud - denrees rares et prohibees
i ,£E aux musulmans de la colonie W cst presque completement disparue. 3
* Les indigènes necessiteux eux-mémes se sont detournés, et le gouver- jj
· nement qui a bien constate ce Hecliisssment dans le recrutement des ij
S volontaires, a eu alors reeours au stratageme de la conscription. Or, T
¤ < qu'allait devenir la nouvelle situation, car, desormais, deux elements F5,
E distingues par Vorigine du recrutement - les volontaires et les appeles -­
‘ vont se conlondre? On ne pourra pas faire des concessions aux uns et
l echorcher l'amour­propre des autres, si l`on ne veut pas provoquer des
* scenes de jalousie, voire même des querelles entre les deux classes.
Point n`est besoin de se creuser le cerveau; il laut user de simplicite
ij avec l`Arabe. Engages volontaires, appeles, naturalises, etc., logent
tous maintenant a la même enseigne ; « tu marehes ou tu ne marches I 2
. pas! >; c`est le cri d`actualite. Seulement, les contingents qu`on a deja
°,s_ appeles ponr combler les vides ont amene lorcement une partie de {
S l`elitc musulmane qui, avant la consci‘ij>tion, avait toujours evite avec
S ­ soin d`avoir acces dans les casernes a cause des brimades qui atteignent
· specialement les indigenes lettres de la part des cadres. Eh bien, a ce __
propos, je mettrai sous les yeux du lecteur une de ces scènes qui
·% donnera un aperçu de ee qui se passe en temps de s paixv quant St ïg
l`esprit dont sont animes les chefs francais it Vegard de tous ceux des
, j musulmans qui baragouinent tant soit peu le langage de leurs maitres.
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