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ajoutait-il, ne justifie la violation du droit. Le Gouvernement belge,
§~ en acceptant les propositions qui lui sont notifiées, sacrifierait
; l’honneur de la nation en même temps qu’il trahirait ses devoirs 1
. V vis-à.-vis de l’Europe" et, comme conclusion, le Gouvernement belge 1
= se déclarait fermement décidé à repousser par tous les moyens en l
son pouvoir toute atteinte à son droit 1).
gy; En attendant la violation effective de son territoire, la Belgique
se refusait encore, le 3 aoüt, à faire appel à ses garantsg). .
ig; Ce n’est que le 4 aoüt, après l’entrée des troupes allemandes
ill · sur le territoire belge, que le Gouvernement belge remit ses passe-
hè; gil ports à. M. de Below3) et qu’il üt appel a l’Angleterre, à la France ,
if et à la Russie pour coopérer, comme garantes, a la défense de
son territ0ire4). C’est ici le lieu de rappeler que le prétexte ‘
laf invoqué par 1’Allemagne pour violer la neutralité de la Belgique, ¥
$5 en envahissant le territoire belge, paraissait au Gouvernement ;
ii? allemand lui même si peu probant que, dans les conversations, de
g. §f;§ · Sir Edward Goschen avec le chancelier et avec le secrétaire d’Etat 1
1 von Jagow, il ne füt nullement question des intentions agressives
gl ‘ irançaises, mai ,,d’une question de vie et de mort pour l’Allemagne
ëïlï de traverser la Belgique et de violer sa neutra1ité" et de ,,chiffons ‘
, k ig de Papier"5). De plus, dans son discours du 4 aoüt, le chancelier '
'pää allemand en fit 1’aveu dans les paroles celèbres: ,,Messieurs, nous I
gg? auons e'te'·dans la néccssite de nous oleïenare, et necessitë ne connait
_:E; pas de loi. Nos troupes ont occupé le Luxembourg, et peut-être deja .
{EQ foulé le territoire belge. Jllessieurs, cela est contraire aux prescrip- ,
q Cl tions alu droit international .... Nous avons été contraints ole ‘
F mi ` passer outre aux protestations justifiees de la Belgique et du Luxem­ `_
bourg. Cette iujustice - je le dis ouoertement - nous la réparerons
,;ï' I aussitöt que notre objectif militaire sera atteint. Quand on est
menace’ comme nous le sommes, et qu’on lutte pour un bien suprême,
l ,,ï‘ on ne peut songer qu’a se tlefgager comme on peut"6). ^
ï'; I A cet aveu du Chancelier allemand, M. de Bethmann Holweg, i
­ s’ajoute Paccablant têmoignage du Comte Lerchenfeld, indiquant
.9 »§_, dans un rapport du 4 aoüt 1914, .que le Chef d’Etat-Major alle- *
lg? mand estime «nécessaire de traverser la Belgique. La France,
E dit-il, ne peut être attaquée que par là. Au risque de provoquer
Eg? Pintervention de l’Angleterre, 1’Allemagne ne saurait respecter la
neutralitê belge.»
ï ib 1) Livre ens 1, ne 22.
ïl 2) Livre Gris I, n° 24. ¥
E lgë · 3)`Livre Gris I, 110 30.
{ Q; 4) Livre Gris I, n° 42.
P F 5) Livre Bleu n° 160. Q
6) Stenographische Berichte über die Verhandlungen des Reichstags. -
1 Dienstag, 4. August 1914. -- Voir aussi E. Müller, Der Weltkrieg und das .1
' Völkerrecht, Berlin, G. Reimer, 1915, p. 24 et suivantes.
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