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Q daté du 18 juillet 1914 dont le contenu n’a jamais fait l’objet
d’aucun démenti officiel, le Comte Lerchenield révèle que, dès cette
ä époque, l’ultimatum à la Serbie avait été décidé d’un commun
ar l’Au­ l accord par les Gouvernements de Berlin et de Vienne; que ceux­ci
g et de attentreient, pour le signifier, le départ du Président Poincaré et
de M. Viviani pour Saint­Pétersbourg; et que, ni à Berlin, ni à
.e de la Vienne, on ne se faisait d’i]lusions sur les consequences que devait
tion de entraïner cette démarche comminatoire; on savait parfaitement que
la guerre en résulterait.
Le plénipotentiare bavarois explique, en outre, que la seul
la msg crainte du Gouvernement de Berlin est que l’Autr1che­Hongrie, ala
dernière minute, n’hés1te et ne racule, et que d’autre part, la Serbie,
Osêr en sur le conseils de la France et de l’Angleterre, ne cède à. la pression
ëmm de qui sera exercée sur elle. Or, «1e Gouvernement de Berlin estime
3 Comm que la guerre est nécessaire», Aussi donne-t-il plein pouvoir au
faut en Qomte Berchtold, et charge­t­i1 le Ballplatz, Adès le 18 juillet 1914,
j de négocier avec la Bulgarie pour Pentramer dans l’all1ance et
Q? chef . dans la guerre.
Iéhiduc •./-itin de masquer cette entente, on a convenu que l’lEmpereur
égarésj) ; partirait en croisiere dans la mer du Nord, ·et·que le Ministre de ‘
ausmy , Guerre prussien prendrait un congegl ainsi le` Gouvernement
peut en ä uälpeëgl épäpäälaèätspretendre qu 11 avait ete completement surpris
­ 1 P ·
éïêïäirï ­Brusquement l’Autriche lance à la- Serbie l’ultimatum qu’elle
lpalblêsv avait prepare avec soin pour la rendre inacceptable. Personne ne
jvaüalim pouvait s’y tromper: «Le monde entier comprenait que cet ultimatum
signifiait la 'guerre»‘). Suivant le mot de Sazonov: «L’Autriche-
3 moins 3 Hongrie voulait dévorer la Serbie»2).
Voivent g M. Sazonov demande àVienne une prolongation du court délai
Hm à j de quarante-huit heures intimé par l’Autriche a la Serbie, pour la
Q décision la plus grave de son histoireg). Vienne repousse la demande.
gS;v€,,s)7 l Les 24 et 25 juillet, l’Angleterre et la France multiplient leurs eiiorts
gglgmdg pour amener la Serbie a satisiaire aux demandes austro-hongroises.
La Russie se joint à cette action conciliatricet).
ninistre Contrairement aux prévisions de l’Autriche-Hongrie et de
1ement, `l’./-Xllemagne, la Serbie cède: elle souscrit à. toutes les exigences
_ui sont de l’ultimatum, sous la seul réserve que, dans Penquete ouverte chez
vapport, elle pour assurer la recherche des coupables, la participation des
T? fonctionnaires autrichiens à l’oeuvre de la justice serbe s’eniermat
L·91s. dans les limites tracées par le droit international. ,,Si le Gouver-
ä nement austro-hongrois ne se contente pas de sa réponse". le Gou-
let ,, 1 ‘__’-’_’
1914 1) Mémoire Lichnowsky.
Q 2) Livre Rouge Austro-Hongrois, n. 16.
· 3) Livre Bleu, n. 26.
4) Livre Bleu, n. 12 et 46; Livre Jaune, n. 36; Livre Blcur n. 55, 65, 94, 118.
S 2
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