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” Cette responsabilité pèse:
1. Sur l’Allemagne et l’Autriche;
, 2. Sur la Turquie et la Bulgarie.
, Elle s’aggrave de la violation, par l’Allemagne et par l’Au­
, triche, de la neutralité, par elles garanties du Luxembourg et de 1
la Belgique.
gj Elle s’aggrave enfin, tant au regard de la France que de la
» Serbie, de violations de frontières avant toute déclaration de
guerre de l’ennemi.
I. Préméditation de la Guerre.
r A. Allemagne el Autriche. ­- De longs mois avant la crise
“ de juillet 1914, l’Empereur allemand avait cessé de se poser en
g champion de la paix. Conliant dans la supériorité écrasante de
son armée, il laissait ouvertement se manifester son inimitié contre
‘ la France.
p Le général de Moltke disait au roi des Belges: «ll faut en
iinir». Vainement le Roi protestait-il; l’Empereur et son chef
·d’Etat­Major n’en persistaient pas moins dans leur attituclel).
" Le 28 juin 1914, survient Passassinat à Serajevo de 1’Archiduc §
i héritier d’Autriche. «C’est le fait d’une petite troupe d’égarés» 1
, dit François Joseph2), une acte qui, perpétré par un sujet austro- Z
hongrois, sur le territoire de la monarchie dualiste, ne peut en i
e rien compromettre la Serbie. Correctement, le Gouvernement
1 Serbe exprime ses condoléances 3), arrête à Belgrade les réjouis­ J
, sances publiques et se déclare prêt à la recherche des coupables,
. si le Gouvernement de Vienne estime qu’il y ait dans Paffaire
des complicités serbes4). _
Mais cette attitude ne satisfait pas l’Autriche, encore moins L
` l’Allemagne qui, le premier mouvement de stupeur passé, ne voivent ï
plus dans le malheur national et royal, qu’un prétexte à Q
I' déclencher la guerre. ,
A Potsdam, le 5 juillet 1914, sur une «délibération déeisive»5), ,·
1 Vienne et Berlin arrêtent ce plan: «Vienne adressera à Belgrade
§ un ultimatum très énergique, de très courte durée»‘*).
J _ «l1 est évident», écrit quelques jours plus tard le ministre i
" bavarois, von Lerchenfeld, dans un rapport à son Gouvernement,
«que la Serbie ne pourra pas souscrire à des exigences qui sont
1 inconciliables avec sa dignité d’Etat indépendant»7). Dans ce rapport,
1) Livre Jaune, M. Cambon à, M. Pichon, Berlin, 22 novembre 1913.
” 2) Message à son peuple.
U 3) Livre Bleu Serbe, p. 30. _ , _
. 4) Livre Jaune, n. 15. M. Cambon et M. B1envenu·Mart1n, 21 iuillet 1914. i,
5) Mémoire Lichnowsky.
°) Mémoire du Docteur Muehlon. ‘
’) Rapport du 18 juillet 1914. ’ ‘
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