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S {mu- cause des mesures prises dans la flotte Anglaise, que Mr. Winston
pgsquê Churchill lui répétait hier encore être tout prête et tout comme "
uitg à mobilisée sans fracas mois de numère, pourtant, à entrainer l’Ami-
gm; dg rauté à de grosses depenses ­- je ne le sais. Tout ceci étant
gn des pour moi des renseignements de seconde main, je suis tenu à. n’en
Cm,- tirer que des conclusions prudentes. Je crois seulement que l’opinion
gg C8 publique Anglaise est, elle aussi, préparée a un compromis de ‘
; COD- iaçon à ce que par suite des négociations la difference se trouverait
entre nous de plus en plus réduite plus se sentiment prédominera. _
Cha; En tout cas M. Cambon me semble persuadé, et je crois en _.
ce point il a raison, que l’Angleterre·ferait certainement la guerre, ‘
.à-fa,ü plutêt que de laisser courir des dangers à. la puissance de la France.
plus` C’est une des raisons qui lui rnettrait les armes rt la main. La
Gt HG seconde est un ultimatum ou quelque acte brutal d’agression de l’Alle-
rs de magne, soit contre la France, soit contre la Russie. Ici intervien-
ggrait drait, comme l’a dit le Roi, le point d’honneur et de dignité
nationale. QC’est une erreur de croire que ce point de vue n’existe
Qutgs [RIS GH /·xHgl€l]€I'I'B.
gérgté Ce que je viens de dire suftit, il me seinble, pour caractériser
mum le role des Représentants des Puissances à. la réunion des Ambassa-
(jtifsq deurs a Londres. L’ltalie, tiraillée tantöt d’un cote, tantöt de
WGHS l`autre, penche elle aussi vers le compromis de la paix, et je serais
ghdm étonné si, le cas échéant, elle se décidait à jouer un rêle militaire
[lung três­accentuê.
pom La situation, telle que j’ai pu l’observer, me parait être que
wrm toutes les Puissances travaillent en rêalité à la paix. Maix de
mon toutes, c’est la France qui accepterait la guerre avec le plus de
Sms philosophie.
lgrrg La France, comme il a été « s’est reprise Elle a, a tort ou
à raison, confiance complete en son armée; le Vieux levain de
pjuè , rancune reparait; elle pourrait bien juger les circonstances plus ,
Ssig, l iavorables aujourd’hui qu`elles ne le seraient plus tard. Je ne Q
grêts voudrais pas prolonger cette lettre en recherchant si cela est vrai.
elk, Mais quant aux circonstances, la France à son point de vue pour-
gyéé rait bien avoir raison. ,
les D`un cote cet état d’esprit de la France constitute pour nous ‘
une garantie; d’un autre, pourtant, il iaudrait tout de même pas l
des l que la guerre éclate ses intérêts qui seraient plus français que J
ptg, l russes, et surtout en circonstances qui pourraient être plus favo-
,vB(, J rables pour la France que pour la Russie.
ms, La France n’aifronte qu’une seule armée ennemie qui est loin
mr- de se déployer toute entière contre elle. La Russie aurait sur
[ICQ i une frontière immense deux Puissances ennemies a combattre,
im- sinon trois, en y comptant la Roumanie. Cette Roumanie, je crois
use t qu’il faut la gagner à tout prix, tant pour l’heure actuelle que
t à pour l’avenir.