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äê diinportance sufiisante pour provoquer une crise. Nos lignes from- C?·“S€
tieres, grace aux concessions reciproques, se juxtaposant presque (hut`?]
totalement, - l’/ängleterre voit elle aussi la question reduite à moïïlu
Diacovo. Tout comme l’Allemagne, l’Angleterre voit le moment de mu?
compromis arrive, ~ compromis qui ~ sur la base de la liberation des Pom I
pays balcaniques, sur celle de la Turquie refoulee jusqu’ à Con- mgrfl
stantinople et l’Autriche forcee d’accepter cette situation et ce rubhq
i ll resultat ~·, est, á tout prendre, le résultat politique le plus con- mçon
siderêble que la Russie ait olä:enuFgepuä (Erès dpntsiäcle. h f EHHQE
f ill est en ce sens ue rir J war Jrev ses e cc c e .
gj exprime hier avec Wesniêsch. CG H0]
Un triomphe politique ne peut pas sans guerre être tout­à­fait päutot
itt complet. Celui qui est obtenu y ressemble, - pour obtenir plus, Cêst
il faut la guerre. Cette guerre remettrait tout en question ct ne Sêcom
serait pas justiiiee, les resultats encore à obtenir etant hors de mem
proportion avec les moyens gigantesques auxquels il serait dgïään
§,ïr necessaire d’avoir recours. U
Pour simpliüer le tableau de la situation reciproque de toutes Pas ïi
les Grandes Puissances, laissez­moi d’abord et en toutes sincerite Ai
eliminer la Russie et l’Autriche. Il y a un cote faible commuu IB mb
entre 1’Autriche et nous. Nos opinions publiques, pour des motifs, qêuïs
il est vrai, différents, croient l’une et l’autre à tort que les rnoyens 1, au N
gp diplomatiques habilement exploites suffisent seuls pour atteindre "tfmn‘
êgil des résultats complets et qui repondent aux traditions de l’une m‘S'a`
et l’autre dans leur totalite. ll y a pourtant la difference, pour I
autant que j’en puis juger, que chez nous on. accepterait la guerre ïgäëï
par sentiment de dignite nationale. lan Autriche il existe de tacon h_l
plus marquée un reel parti pour la guerre. Mais en ce sens P l0‘
ll; general, dans l’un et l’autre pays on semble marclier à la guerre X
tout en espérant de l’eviter. ä rms
L’Angleterre ne veut pas la guerre, par consequent elle opiue {amc?
pour le compromis qui assure un succes manifeste de la Russie, i mvo;
par consequent de la Triple­Entente. L’Allemagne trouve les interêts YO? 1
autrichiens garantis juste dans la mesure qui lui convient, elle Mïïst
n’aurait guere apprecie un renversement des röles qui auraient cree ml 1
ii, à l’Autriche une situation beaucoup trop préponderante pour les um ä
`jf interêts Allemands.
Reste la France. Ici, je l’avoue, j’entre dans le domaine des que
hypotheses, mais d’hypotheses qui, tout au moins pour mon compte, l "“SS€‘
te me sufüsent. J’ou§·re ici une paranthese. M. Cambon est avec i Fable?
{pp moi en termes`de confiance peut­être unique entre Ambassadeurs. _‘
ll ine montre a peu pres tout, plus que je ne lui montre. Pour- de b'
tant, je ne sais exactement ou les choses en sont entre la France “_m
et l’Angleterre. A tout prendre il laisse percer une certaine con- l Sufïm
fiance dans la cooperation arme de l’Angleterre est-ce pour cause i qull
d’arrangements qu’il serait tenu de garder secrets ou seulement à pour

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