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állnlage 10.
Lettre de Benckendorff à Sasonow. j
Londres, le 12/25. Février 1913.
912_ Laissez-moi revenir sur un point que je considère fort impor-
tant, parce qu’il éclaire la situation politique actuelle mieux que
tout autre. J’entends l’appui diplomatique de la France et de
99 M? i’Angleterre à la Coniérence à Londres. Vous conservez des doutes V
lt, but à cet égard. C’est peut-être de ma faute en ce sens que je l’ai ‘.
B Wim insufiisament dépeint.
§§ül€T¥ Je commence par la France. S’il a été entendu (J’y revien-
CQHUQ drai) que l’appui Anglais serait purement diplomatique sans préjudice
er bem portant de ce qui pourrait arriver en iin de compte, aucune réserve
ng äu de ce genre n’avait été formulée de la part de la France. Si peu,
il ne faut pas s’y tromper, que quelle qu’ait été la modération
J- prudente quoique jamais énigmatique de M. Cambon en séance, »-
c’est en réalité sur moi qu’il se réglait plus que sur ses propres
inspirations. Au contraire, en récapitulant tous ses entretiens avec
moi les paroles échangées, en y ajoutant l’attitude de M. Poincaré, -­
il me vient l’idée, qui ressemble a une conviction, que de toutes
les Puissances s’est la France seule, qui, pour ne pas dire qu’elle
veut la guerre, la verrait sans grand regret. En tout cas rien ne
’ m’a indiqué qu’elle contribue aotivement a travailler dans le sens
d’un compromis. Or, le compromis c’est la paix, en dehors d’un
compromis - c’est la guerre.
#13. Le cas de l’Angleterre est le contraire: voulant la paix, mais
janan tant que paix sera possible, elle tend ostensiblement au compromis.
ïgung Je sais qu’une attitude comme à Agadir aurait pu, peut-êtregavoir
[ bgg le même rèsultat, -­ cela est possible, mais pas sür, - cela ne
figinc l’était pas au début surtout, et le jeu du «bluff« ne sera jamais gt
E; öur de mise dans la politique Anglaise, quoi qu’il arrive. Elle y ·'
mm, répugne. C’est sur ce terrain de compromis qu’elle a rencontré
gymjf, l’Allemagne. C’est l`origine de leur coopération, à la seule diffé-
macbg j rence que l’appui diplomatique Anglais a été a la dernière limite ‘
mir de la fermeté pour que le compromis tourne en iaveur de la Russie i
mr, et des pays des Balkans; tandis que l’attitude Allemande a été en 2
ïnuna faveur de l`Autriche dans une mesure, d’allieurs moins dessinée. é
ïamg jusqu’ici du moins. J’en vois la preuve dans la plus récente con-
fgrut cession Autrichienne de Dibra et la vallée de la Réka qui a été
j surtout l’oeuvre de la pression Allemande sur un Gouvernement
Autrichien débordé. Si Allemagne avait voulu la guerre, elle n’en
eüt pas fait autant. L’Allemagne voit en cette concession la base
du compromis qui est le voeu de l’Allemagne. Elle juge que
j Scutari suiiit à I`./Xutriche, sans se persuader que Diacovo soit V