HomeLettre de l'épiscopat belge aux cardinaux et aux évêques d'Allemagne, de Bavière et d'Autriche (24 novembre 1915)Pagina 22

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l g la plume, et si vous voulez, par esprit de charité
et d’équité, en procurer aux accusés belges
une parcelle et leur fournir Voccasion de se
; défendre, c’est à vous qu’il appartient de venir,
lp au plus tot, les protéger. Le vieil adage ju-
? ridique :Audia1tur· et altera przrs, se trouve
inscrit, dit-on, sur le fronton de nombreux
tribunaux allemands. En tout cas, chez vous
comme chez nous, il dicte la loi aux jugements
gg des officialités épiscopales, et, chez vous aussi,
sansfdoute comme chez nous, il circule dans la
M, langue populaire, sous cette forme imagee :
qui n enteud qu une cloche n’entend qu’un
py; son.
Vous direz peut­être : c’est le passé, oubliez-
le. Au lieu de jeter de l’huile sur le feu, appli-
quez­vous plutót à pardonner et unissez_vos
efforts à ceux du Pouvoir occupant, qui ne
demande qu’à panser les blessures du malheu­
reux peuple belge.
Oh! Eminences et ohers Collègues, n’ajoutez
pas l’ir0nie à l°injustice. ’
Navons­nous pas assez souffert? Navons­
tf,. nous pas été, ne s_ommes­nous pas encore
jl, assez cruellement torturés?
C’est le passé, dites­vous, résignez­vous,
lfll oubliez.
Le passé! mais toutes les plaies sont sai-
gnantes I Il n’y a pas un coeur honnête qui ne
soit gonflé dïndignation. Tandis que nous
entendons notre Gouvernement dire à la face ‘
du monde : « Celui­là est deux fois coupable
A « qui, après avoir violé les droits d’autrui, tente